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RESIDENT EVIL 3 : NEMESIS

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Le troisième opus de cette série, qui restera dans les annales du jeu vidéo et du survival horror plus particulièrement, se devait de faire son apparition sur PC, histoire que les joueurs PC aient aussi droit à leur dose d'angoisse cette année.

L'installation

Cette fois, pas de difficultés notables à l'installation.. La configuration est plus intuitive que dans le second épisode.
Mais, il serait étonnant qu'il n'y ait pas de nombreuses incompatibilités au vu du peu de soin dont à fait preuve Capcom pour adapter le moteur graphique sur PC.
Capcom recommande un p2 266 avec 64 Mo de RAM et une carte 3d de 4 Mo. C'est très réaliste, et il faudra juste prévoir une carte 3D avec plus de mémoire pour aller vers les hautes résolutions : le moteur 3D monte quand même jusqu'en 1024*768*32 et sûrement plus. Avec une GeForce DDR, le FSAA 2x est utilisable en 800*600*32, et donne un résultat sympa, même si, du coup, cela donne un décalage immense de qualité entre les objets en 3d qui profitent du FSAA et les décors en précalculé qui n'en profitent pas.

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C'est toujours un plaisir de voir cet écran ! L'horreur va pouvoir commencer...
 

L'histoire

L'histoire de Resident Evil 3 commence juste avant le second opus (et se finit quelque temps après).
Jill Valentine et ses amis Chris Redfield et Barry Burton avaient pourtant fait le ménage dans le premier épisode, mais Umbrella, la grande multinationale que l'on a appris à mieux connaître dans RE2, a recommencé ses expériences démoniaques. Résultat : Jill, qui passait par Raccoon City, se retrouve en plein milieu de la ville infestée de zombis. Encore une fois, elle doit réussir à se sortir de ce guepier, d'autant que cette fois-ci, un mutant surpuissant, le Nemesis, cherche à la tuer.

Le choix de faire se dérouler RE3 avant, pendant et après ainsi que, quelques fois, aux mêmes endroits que RE2 plaira beaucoup aux fans qui verront tous les "clins d'oeil" et les rapports de causes/conséquences entre les deux épisodes. Quel plaisir de se dire en jouant à RE3 : "tiens, cet événement, sans cause apparente, est la conséquence de ce que j'ai fait dans RE2 avec Leon Kennedy ! ".

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C'est là que tout commence, encore une fois dans les flammes...

 

Le déroulement du jeu

Pas de surprise, on a bien affaire à un Resident Evil. Ainsi, le principe fondamental est toujours le même : mélange d'action, de réflexion et de frissons (pour la rime :)).

L'action a clairement pris le dessus sur la réflexion depuis Resident Evil 2.
Les ennemis sont en effet nombreux et variés. Ce sont souvent des hordes de zombis qui vous attaquent. Mais on rencontre aussi des chiens zombifiés (les ennemis les plus stressants), des araignées géantes, des corbeaux, des hunters de différentes sortes, des boss et bien sûr l'ennemi ultime du jeu qui fait plusieurs fois son apparition au cours du jeu : le Nemesis.
Devant un bestiaire si riche et dangereux, l'équipement de Jill devait être à la hauteur. Pas de problèmes de ce côté-là, les herbes multicolores, les " first aid spray " et les rubans de sauvegarde sont toujours là. Les armes traditionnelles comme les pistolets, le fusil à pompe ou le lance grenade aussi. Juste une petite nouveauté à ce niveau là : on peut créer les munitions pour les armes à partir de différentes poudres au moyen d'un kit de rechargement.
Mais cette débauche d'armes ne doit pas faire oublier que la fuite est souvent le meilleur moyen de survivre. Elle demande néanmoins une adaptation complète à la maniabilité à part, mais tellement efficace une fois acquise, de Resident Evil. Les nouveaux venus dans cet univers ont généralement du mal à se faire au système de contrôle du personnage déroutant allié aux décors en précalculé. Mais les habitués de la série retrouveront immédiatement leurs marques et pourront apprécier un nouveau mouvement : l'esquive, qui se révèle on ne peut plus utile pour passer les zombis sans gâcher de précieuses munitions.

La partie aventure/réflexion du jeu, quant à elle, n'a pas changé d'un iota. Il s'agit toujours de récupérer des objets à un endroit pour les utiliser à un autre. C'est classique, mais peu importe. On notera quand même la possibilité de choisir entre deux solutions à certains moments essentiels du jeu, notament lors des rencontres avec Nemesis ou on peut choisir de le combattre ou de s'enfuir. Mais on retrouve vite le "tronc commum" de l'histoire. Néanmoins, cela contribue à faire de RE3, encore plus que RE2, un épisode que l'on peut recommencer plusieurs fois avec plaisir de manière à obtenir le rank A (difficile à avoir du premier coup) et les bonus qui vont avec.

Le moteur graphique

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En groupe ou seuls, les zombis sont les ennemis les plus rencontrés au cours du jeu. Certains sont malins...

Resident Evil 3, à la base, possède un moteur graphique semblable aux deux premiers, mêlant décors en précalculé avec caméras fixes et personnages en 3D. Par rapport à RE2, des progrès ont quand même été fait au niveau des décors notament, plus riches qu'avant. La version PSX impressionnait en cela. Mais là, on est sur PC.
Intéressons-nous donc à l'adapation PC. Il est clair que Capcom a fait un petit effort pour adapter le moteur graphique de ce troisième épisode sur PC puisque l'on peut dorénavant accéder aux hautes résolutions. C'est déjà pas mal. Mais il aurait été tout aussi judicieux de gommer les bugs graphiques qui passent sur PSX, mais qui sont difficilement acceptables sur PC. On a en effet toujours droit aux défauts habituels : enchevêtrement et disparition de polygones sur les personnages en gros plan, textures en basses résolutions, bilinear filtering un peu grossier par moment, vidéos en 320*160...
Mais, attention, c'est décevant par rapport à ce que nos PC pourraient faire, mais c'est quand même bien mieux que sur PSX et les défauts graphiques, présents sur n'importe quel épisode de RE, et ce, sur n'importe quel support, n'entâchent pas le plaisir de jouer.

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Coffre, machine à écrire, munition dans l'armoire à droite, pas de doutes, c'est Resident Evil !
 

L'ambiance sonore

Elle est importante dans un tel jeu, et Capcom ne l'a pas oubliée.
Les bruitages du bestiaire sont vraiment bien fait, et c'est heureux, puisque, avec les angles de caméras fixes, c'est le seul moyen de savoir quel monstre arrive au loin.
La musique et les fonds sonores (dont le fameux " chant " des zombis dans les rues) ne sont pas en reste et contribuent largement à créer l'angoisse omniprésente dans le jeu.
Les voix, indispensables, sont toujours là et sont bien dans le ton (en Anglais).

En conclusion

Encore un très bon épisode pour cette superbe série. Peu de changements, mais les fans seront d'accord pour dire qu'il n'y en avait pas spécialement besoin. Capcom aurait quand même pu faire mieux techniquement pour cette adaptation sur PC. Mais tablons qu'avec l'arrivée des nouvelles consoles, et l'abandon de la PSX comme console de base pour le développement des prochains Resident Evil, les adaptations sur PC seront de bien meilleure qualité. Resident Evil Code Véronica pourrait en être le premier exemple.


Technique : 14/20

Ambiance sonore : 16/20

Jouabilité : 17/20*

Durée de vie : 16/20

Intérêt général : 17/20

*au pad

Julien


         
 

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